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Delvance L’IA, en production.

Combien d’entreprises utilisent vraiment l’IA

Les enquêtes situent l’adoption de l’IA entre 18 et 55 pour cent selon ce qu’elles comptent — un seul de ces chiffres concerne une entreprise comme la vôtre.

Un dirigeant qui cherche à se situer trouve tout et son contraire : 18 % ici, 55 % là. Les deux chiffres sont justes. Ils ne comptent simplement pas la même chose, ni les mêmes entreprises.

Pourquoi les chiffres vont de 18 à 55 %#

EnquêteQui est interrogéCe qui est comptéTaux
INSEE, TIC 2025Entreprises de 10 salariés et plusAu moins une technologie d’IA18 %
France Num 2025Très petites entreprises et PMESolutions d’IA, tous usages26 %
Bpifrance Le Lab, juin 2025PME et ETIIA, réponse du dirigeant32 %
Bpifrance Le Lab, janvier 2026Très petites entreprises et PMEIA générative seule55 %

Trois réglages changent d’une enquête à l’autre : ce qu’on appelle « IA », toute technologie ou seulement les assistants conversationnels ; la taille des entreprises comptées, un artisan de trois personnes pesant alors autant qu’une usine de deux cents ; et la personne qui répond. Un taux national ne veut rien dire tant qu’on ignore lequel de ces trois réglages il utilise.

Ce que change la taille de l’entreprise#

Parmi les entreprises de 50 à 249 salariés, 31 % utilisent au moins une technologie d’IA en 2025, contre 15 % en 2024 et 10 % en 2023. Chez les 10 à 49 salariés, 15 %. Au-delà de 250 salariés, 58 %.

INSEE, Insee Première n° 2120, enquête TIC 2025

L'écart est net d’un bout à l’autre de l'échelle : moins d’une entreprise sur six en dessous de cinquante salariés, près de six sur dix au-delà de deux cent cinquante. La tranche intermédiaire est celle qui bouge le plus vite — elle a doublé en un an. À toutes les tailles, la majorité n’a encore rien engagé ; à toutes les tailles, cette majorité se réduit d’année en année.

Déclarer un usage n’est pas en avoir un#

Le baromètre qui annonce 55 % de recours à l’IA générative en donne aussi la répartition : 17 % d’usage régulier, 37 % d’usage occasionnel, 13 % d’intention sans usage. Sur les entreprises comptées comme utilisatrices, deux sur trois ont donc essayé sans en faire une habitude.

Parmi les PME et ETI utilisatrices, 54 % n’emploient que des outils gratuits et 94 % cherchent à améliorer l’existant plutôt qu'à lancer une activité nouvelle. Enquête auprès de 1 209 dirigeants.

Bpifrance Le Lab, L'IA dans les PME et ETI françaises

La photographie est donc celle-ci : beaucoup d’essais individuels, peu de tâches réellement reprises. Trois salariés qui paient un abonnement font basculer leur entreprise dans la case des utilisatrices, au même titre qu’une entreprise dont une chaîne de travail entière tourne avec de l’IA.

Ce qui arrête les autres#

Parmi les entreprises qui n’utilisent pas l’IA, 71 % invoquent un manque d’utilité pour leur activité et 54 % un manque de compétences. Le coût arrive loin derrière, à 32 %.

INSEE, Insee Première n° 2120, enquête TIC 2025

Le blocage est rarement budgétaire. Il vient de ce que personne, dans l’entreprise, n’a encore désigné la tâche précise qui gagnerait à être outillée. Tant qu’elle n’est pas nommée, aucun pourcentage d’adoption n’aide à décider.

Où se situe votre entreprise#

Trois questions donnent une réponse plus utile que n’importe quel classement.

  1. Quelles tâches prennent le plus de temps à vos équipes chaque semaine, et lesquelles se répètent à l’identique ?
  2. Que coûte aujourd’hui une de ces tâches mal faite : un retard, une facture oubliée, un client qui relance ?
  3. Qui, chez vous, saurait dire si le résultat produit par un outil est juste ou faux ?

Le questionnaire d’orientation reprend ces questions et indique, en quelques minutes, par quoi commencer et à quel rythme.